« Tout le monde devrait pouvoir manger à sa faim »

· MGB x Greniers x RLB

(Tract publié avec le ras-le-bol et les greniers agricoles pour le 1er mai 2026)

C’est sur la base de ce principe et de cet espoir que nous avons organisé cette bouffe populaire pour le 1er mai. À sens contraire de l’ère du temps, de ses guerres et de ses violences, nous croyons qu’il est essentiel de mettre de l’avant l’idée d’une société où chacun·e pourrait avoir accès à une vie bonne, à une vie décente.

Organisée collectivement, la bouffe populaire offre un exemple limité mais concret d’alternative à la misère capitaliste et à sa logique du chacun pour soi. En cuisinant collectivement ou en allant cueillir aux champs, il y a un drôle de truc qui se passe dans notre tête: on fait l’expérience d’une certaine abondance. Cette abondance est bien sûre restreinte, mais elle fait son bout de chemin, elle crée un déclic: on arrive à la conclusion que nous pouvons produire suffisamment pour nourrir tout le monde. Pourquoi alors y’a-t-il tant de gens mal nourris? Comment se fait-il qu’il y a des populations entières qui sont affamées et qu’il y a des gens qui meurent encore de faim dans le monde ? N’est-ce pas là un scandale quotidien contre lequel il faut s’insurger ?

C’est de là que vient notre conviction que «tout le monde devrait pouvoir manger à sa faim». Nous avons les moyens de nourrir l’entièreté de la planète. Or, le système économique dans lequel nous vivons, de même que les régimes politiques et les États qui nous dominent, n’ont aucun intérêt à cela. Ils n’en ont pas intérêt, car la menace de la faim les sert bien, comme la menace de se faire mettre à la rue et celle de vivre sous les bombes.

C’est pour cette raison que nous croyons qu’il est impératif de rendre visible à tout instant la flambée des prix actuelle pour ce qu’elle est vraiment : un moyen d’enrichissement des capitalistes de l’alimentation.

Contre les profiteurs de la faim, nous disons que tous les moyens sont bons. C’est pourquoi, nous sommes solidaires de toutes les réappropriations populaires et nous joignons notre voix à celle des Robins des ruelles et nous appelons à l’expropriation des épiciers et à la collectivisation de la production alimentaire.

UNE SEULE SOLUTION : L’EXPROPRIATION DES ÉPICIERS CAPITALISTES